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Mardi 8 août 2 08 /08 /Août 00:00

                     QUESTION & REPONSES

Question :

Je voudrais savoir ce que vous pensez de ce qui est appelé communément "Tablîgh" (khouroûj) mis en place par Muhammad Ilyas : est-ce une innovation (bid'a) ?


Réponse :

Le Tablîgh, qui est à la base, le travail de tous les Prophètes depuis Adam jusqu'au dernier des envoyés: Mouhammad Rassoul Allah, n'est donc pas une nouveauté ni une pratique étrangère à l'Islam. La forme prise aujourd'hui et restructurée  Cheikh Muhammad Ilyâs dans les années 20 en Inde, ne l'a été que pour mieux s'adapter au contexte, à l'environnement, à la société.

 

C'est la revivification du travail prophétique tel qu'il a été enseigné par le Prophète 3alayhi salat wa salam.

 

Tout comme les compagnons, qui ont pris exemple sur le Prophète salla Allahou 3alayhi wa assalam, la prêche à l'Islam nous invite à nous extraire de notre environnement quotidien, pour vivre pleinement dans une ambiance islamique (bay a islamiya). Ainsi, rencontrer les gens pour leur demander de pour le faire se rendre dans des mosquées ou dans des maisons de particuliers : là, le musulman s'assoira en compagnie de ses frères, tous parleront de l'Unicité de Dieu, se rappelleront qu'il ne faut diviniser que Lui, apprendront des  Hadîths du Prophète, se lèveront la nuit pour prier, etc. Ces frères épargneront également quelque peu de leur temps pour aller rendre visite (ziyara) à d'autres frères et leur rappeler la réalité et le sens de la vie, et cela est conforme aux prescriptions prophétique:

 

238. Selon Abou Hourayra (RA), le Messager de Dieu (P. et B. d'Allah sur Lui) a dit :
«Le Musulman a cinq obligations vis-à-vis de tout autre Musulman:
- Lui rendre son salut
- Lui rendre visite en cas de maladie
- Suivre son cortège funèbre
- Répondre à son invitation
- Lui dire quand il éternue: "Que Dieu te soit miséricordieux
!"»
(Hadith authentique)

 

. Chacun de ces frères paie lui-même ses frais afin de n'être une charge pour personne, d'être parfaitement autonome, tout en vivant dans le groupe en bonne ambiance fraternelle.

 

Quels sont les objectifs de la prêche à l'Islam:
Sheykh Cheikh Ilyâs :
"Notre mouvement a pour objectif principal d'enseigner aux musulmans tout ce qui est prouvé du Prophète (sur lui la paix). Cela, c'est l'objectif principal. Quant au fait de sortir et d'aller rencontrer les frères [jawla], ce n'est que le moyen de départ devant mener à cet objectif. Et quant à l'enseignement et au rappel de la formule de foi islamique et de la prière (salât), ils représentent pour ainsi dire l'enseignement de l'alphabet par rapport à tout le cursus à apprendre..." (Malfûzât Mawlânâ Muhammad Ilyâs, – Propos de Cheikh Ilyâs, rapportés par An-Nu'manî, partie du propos n° 24).

 

Les sorties dans les mosquées ne sont donc que des modalités devant permettre de faciliter les choses. Aboul-Hassan Alî An-Nadwî, qui a eu l'occasion de rester en la compagnie de Cheikh Ilyâs et qui a consacré un de ses ouvrages au mouvement du Tablîgh et à la vie de son fondateur, écrit : "Cheikh Ilyâs avait, par sa longue expérience, compris qu'il est difficile, en restant dans les choses de la vie de tous les jours, d'apprendre et de se réformer. Lorsque son esprit reste occupé dans les choses quotidiennes, comment faire naître un changement dans sa vie ?" (Mawlânâ Muhammad Ilyâs aûr unkî dînî da'wat, p. 93) C'est pourquoi Cheikh Ilyas pensa qu'il était bon d'amener des musulmans à se retrouver ensemble dans un autre milieu, afin qu'ils puissent se consacrer à l'objectif voulu avec sérénité avant de revenir chez eux. Cheikh Ilyâs disait : "…Le bienfait qui est attaché au [fait de sortir de chez soi] est que l'homme peut alors sortir du milieu figé de tous les jours et se rendre dans un autre milieu, où il trouve piété et mouvement, et il trouve dans cet autre milieu de quoi développer en lui les qualités du musulman…" (Malfûzât Mawlânâ Muhammad Ilyâs, partie du propos n° 92)

Quant aux durées de 40 jours, etc., elles ne sont que des durées d'organisation. A l'Université Islamique de Médine, on fait bien un nombre x d'années d'études. Pourtant, cela ne figure dans aucun Hadîth du Prophète, qui a demandé d'acquérir la connaissance sans préciser la durée ni la modalités des études ! Il est d'ailleurs à noter que certains frères ne sortent que 10 jours, d'autres 20 jours, etc.

 

Cheikh Ilyâs disait également que le but de la prêche à l'Islam, de quitter son confort et ses habitudes quotidiennes, de vivre dans cette ambiance islamique (al khourouj fi sabili llaih),  est de réveiller, chez tous ceux qui sont musulmans, l'étincelle de foi qui existe dans leur cœur.

 

Conformément à la parole du Prophète:
"O Ali, si Dieu guide par ton intermédiaire une seule personne, cela vaut mieux pour toi que la terre et son contenu"
"Ya Ali, fa wallahi la ane yahdi Allahou bika rajoulane wahidane kheyroune laka mimma tala3ate 3alayhi chamss"

 

Cheykh Ilyâs voulait qu'une fois cette étincelle s'éveillait en chaque musulman, qu'ils (les musulmans) poursuivent leurs efforts de manière plus approfondie à leurs retours du khourouj, et cela de manière structurée, notamment auprès des ulémas pour apprendre les règlements de l'islam, et qu'ils vivent ces règlements avec le ihsan et la tazkiya authentiques.

 

Cheikh Ilyâs disait ainsi : "… Il est également évident que nos groupes de sorties ne pourront pas tout faire. Ils ne pourront, par les efforts qu'ils feront en se rendant dans différents lieux, que faire naître un réveil et un mouvement. Ayant réveillé, en un lieu donné, les gens qui étaient insouciants, ils ne pourront que rétablir le lien entre ces gens et les gens se trouvant dans le même lieu et qui pratiquaient déjà l'islam. Ils ne pourront que rétablir le lien entre ce public musulman et les gens qui se trouvent en ce lieu et qui se font du souci pour le public musulman, c'est-à-dire les ulémas, les pieux…" (Malfûzât Mawlânâ Muhammad Ilyâs, partie du propos n° 24). "Dites aux ulémas que par ces sorties des groupes du Tablîgh et par leurs efforts, on ne peut que faire naître dans le public musulman la valeur et la soif des enseignements de l'islam. On ne peut que les pousser à apprendre ces enseignements. Ensuite, pour ce qui est de les leur faire apprendre (ta'lîm) et de les former (tarbiya) en conséquence, cela ne peut se faire que par la prévenance des ulémas et des pieux…" (Malfûzât Mawlânâ Muhammad Ilyâs, partie du propos n° 212).

Le Tablîgh ne vise qu'à réformer les musulmans en les rapprochant des sources authentiques du Coran et des Hadîths.

 

C'est bien pourquoi on entend toujours les frères du Tablîgh répéter : "La réussite, dans ce monde et dans l'autre, réside uniquement dans les ordres de Dieu, vécus selon la voie du Messager de Dieu" (sur lui la paix). Pour qui prend la peine de réfléchir deux secondes, cela ne veut pas dire autre chose que suivre... le Coran et la Sunna ! D'ailleurs Cheikh Ilyâs disait : "On ne doit pas me considérer comme quelqu'un de supérieur à un simple croyant. Agir selon ce que je dis simplement parce que je le dis, c'est quelque chose qui est contraire à l'islam. Ce que je dis, mesurez-le à l'aune du Coran et de la Sunna …" (Malfûzât Mawlânâ Muhammad Ilyâs, propos n° 210). Cheikh Ilyâs avait écrit en substance dans une de ses épîtres qu'il voulait que soient développés "le fait de s'attacher au Coran et aux Hadîths ["al-i'tisâm bil-kitab was-sunna" est le mot exact qu'il a employé], la connaissance des paroles des Compagnons, et la connaissance de la langue arabe…" (Mawlânâ Muhammad Ilyâs aûr unkî dînî da'wat, p. 325). Que dire de plus ?

 

Le Tablîgh n'est donc pas en soi une innovation (bid'a) mais la raison pour laquelle les Prophètes ont tous été envoyé: Prêcher et rappeller les gens à l'unicité (tawhid)

 

Malheureusement, certains "savants" se sont précipités, et cela à tort, en qualifiant le travail de prêche du Prophète (tabligh) d'innovations (bid'a), sans même avoir pris connaissance en profondeur, ni même l'avoir étudié, en se basant uniquement sur des propos hasardeux.

 

Il est tout de même assez curieux, pour des gens qui à priori, semblent avoir étudié l'Islam, et porter le nom de savant, qu'il n'y ai pas eu plus de rigueur dans leurs détermination à jeter l'opprobre sur nos frères et sœurs qui ne cherchent qu'à revivifier la parole de Dieu et rappeler les gens à l'Islam conformément au Coran et à la Sounna.

 

Malheureusement, nous vivons une époque ou les divisions de la communauté sont nombreuses, et il est très facile de comprendre que cela fait parfaitement le jeu de certaines sectes, qui ont une tendance à gonfler les rangs de leurs ouailles sans se soucier de la méthode employée.

 

Ce qui est d'autant plus inquiétant que ces savants, en vertu du cursus scientifique très poussés qu'ils ont eu, ne se sont pas souciés de faire vérifier les sources des informations qui leurs sont parvenus.

 

Il y a donc eu négligence (volontaire ?) qui a contribué à diviser la communauté et à permettre aux partisans de ces sectes d'accuser à torts nos frères et sœurs qui sont investis dans la très lourde tâche que représente la prêche à l'Islam.

 

Jusqu'à ce jour, il n'y a pas eu une reconnaissance de leurs erreurs, permettant ainsi d'enlever une épine du pied de la communauté,

 

Car dans les faits,  il est avéré que l'humain par destination prolonge la durée de vie de cette rumeur, qui  est à l'image de ces "savants" qui ont émis ces mauvaises fatwas et avis, que l'on peut retrouver d'ailleurs, sur bon nombre de site sectaires, et l'a fait ainsi perdurer indéfiniment.

 

A mes frères et sœurs qui souhaite découvrir le travail du Prophète (tabligh)


1) Le Tablîgh c'est la raison pour laquelle tous les Prophètes ont été envoyé ici-bas. Cheikh Ilyâs a employé lui-même le terme "mouvement" (en langue urdu : "tahrîk") à propos de ce qu'il a mis en place (voir Malfûzât Mawlânâ Muhammad Ilyâs, propos n° 24, 163, 164, 179, etc.).

2) En revivifiant le travail du Prophète .. vous allez apprendre à revivifier votre foi (yaqîn) et vous allez apprendre que "la réussite réside dans le fait d'obéir à ce que Dieu agrée en suivant la Sunna du Messager de Dieu", donc dans le fait de pratiquer le Coran et la Sunna.
Cette revivification vous permettra par la suite de vous donner envie d'apprendre encore plus et d'approfondir votre relation avec votre Seigneur, mais aussi avec notre communauté.

 

Pour ce qui est des ramifications, il vous faut, comme l'avait voulu Cheikh Ilyâs, l'apprendre auprès des ulémas et muftis de votre pays, car certains règlements peuvent changer en fonction du contexte. 

 

3) De même, vous allez apprendre que "la réussite réside dans le fait de pratiquer la Sunna ". Sachez cependant qu'il y a, dans la Sunna , des sunna ta'abbudiyya et des sunna 'âdiyya
Aucun reproche ne peut être fait à celui qui n'applique pas les sunna 'âdiyya, tout comme une récompense est promise inshâ Allâh auprès de Dieu pour celui qui pousse l'imitation du modèle du Messager de Dieu jusqu'à suivre ses sunna 'âdiyya. En fait il vous faut savoir que Cheikh Muhammad Ilyâs aimait, pour lui-même et pour ceux qui lui étaient proches, que l'on imite même les sunna 'âdiyya du Prophète.An-Nadwî raconte un épisode de sa vie : "Certains de ceux qui restaient à son service n'étaient à ce moment là pas présents. Il leur envoya, par l'intermédiaire de Hâdjî Abdur-Rahmân, ses recommandations écrites ; le point sur lequel il y insistait le plus était le fait de suivre la Sunna ; (il y disait) que les terminologies ("istilâh") et la classification ("taqsîm") établies par les juristes musulmans [à propos de l'ensemble de ce qui est rapporté que le Prophète l'a fait] étaient vraies et correctes, mais qu'il fallait, sur le plan de la pratique, nécessairement pratiquer ce qui était lié au Prophète (sur lui la paix)." An-Nadwî poursuit par cette observation : "L'amour pour le Prophète et la volonté de suivre son modèle étaient à un tel point chez lui ("ghalaba") que cela touchait non seulement les "'ibâdât" mais aussi les "'âdât" : son coeur voulait qu'il imite le Prophète (sur lui la paix) même dans les "'âdât" (Mawlânâ Muhammad Ilyâs aûr un kî dînî da'wat, Aboul-Hassan Alî an-Nadwî, pp. 242-243). Voilà qui permet de comprendre pourquoi le mouvement du Tablîgh est autant attaché aux sunna 'âdiyya. Cependant, on ne peut pas considérer ce qui n'est pas obligatoire comme si cela l'était.

 

4) Encouragez nos frères et sœurs qui sortent en khourouj, car ils font le travail du Prophète.". Ce n'est pas ce que Cheikh Ilyâs a enseigné.

 

Conclusion :

On ne peut qualifier le travail du Prophète d'innovation (bida'a), mais bien au contraire, la reprise du flambeau de la prêche à l'Islam sur le suivi du Coran et de la Sounna.

 

 C'est un mouvement dont l'objectif est de former les musulmans et de les amener à s'attacher au Coran et à la Sunna.
Les frères et sœurs qui participent au mouvement ont cependant une grande responsabilité dans le fait de pouvoir eux-mêmes comprendre complètement la finalité du mouvement et ensuite le faire connaître aux autres

 

C'est dans ce sens là, qu'il faut très fermement s'attacher profondément à son sens, à savoir : revivifier la foi en Dieu l'Unique, et diffuser l'idée que la réussite réside dans le fait de se référer sincèrement au Coran et à la Sunna.

 

La réussite ne résulte que dans le fait que chaque prêcheur à l'Islam, c'est-à-dire chaque musulman et chaque musulmane. Mais quelles sont les modalités pratiques et détaillées pour vivre le Coran et la Sunna dans un pays donné dans une circonstance donnée, nous, en tant que musulman et musulmane, devons nous référer à ce sujet aux juristes musulmans de leur pays plutôt qu'à certaines comissions qui n'ont aucune force ni aucune considération dans notre vie de tous les jours.

 

 Wallâhu A'lam (Dieu sait mieux).

Par Abou Hamid athari - Publié dans : Questions & Réponses
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