la Prière (as salat) selon les 4 écoles juridiques

Publié le par Abou Hamid athari

Bismillaih Rahman arRahim



la Prière (as salat) selon les 4 écoles juridiques

Par chaykh Musa Furber al Hanbali
Basé Zad Al-Mustaqni` et Al-Raudh Al-Murbi`


Les Bases de la prière dans l'Ecole Hanbalite.

Puisque la prière est la première chose sur laquelle nous serons interrogés le Jour du Jugement, il semble approprié de commencer par les bases de la prière.

Description de la prière

Avant de commencer

C'est sunna de se lever quand la personne faisant l'iqama dit : «Qad qamiti al-salat».

C'est sunna que l'imam et les prieurs fassent des rangées bien droites et régulières.

Commencer la prière
Il dit « Allahu akbar » soulevant ses mains avec ses doigts tendus et ensemble, parallèle à ses épaules, comme en se prosternant.

L'imam le dit de façon audible pour celui qui est derrière lui, comme sa récitation dans les deux premières (rak'a), autre que Dhuhr et `Asr. Tout le monde le dit pour lui même.

Il saisit alors son poignet gauche avec sa main droite, les plaçant au-dessous de son nombril. Il garde son regard à l'endroit où il se prosternera.

Il dit alors : “Subhanaka allahumma wa bi hamdika wa tabarak ismaka wa ta`ala jaddik wa la ilaha ghayruka”.


La basmala et la récitation du Qur'an

Il est recommandé qu'il dise alors : “ 'A`uthu billahi min al-shaytani al-rajim,” et dise après silencieusement : “Bismillahi al-rahmani al-rahim”. La basmala n'est pas une partie d'Al-Fatiha.

Il récite alors Al-Fatiha. S'il l'interrompt avec une longue invocation ou un silence non légiféré; omet un shadda, une lettre, ou l'ordre, le non-suiveur doit la répéter. Chacun dis « Amin » de manière audible dans les prières à haute voix.

Il est recommandé qu'il lise une autre sura après Al-Fatiha. Dans la prière de l'aube cela devrait être parmi des suras à partie de la sura Qaf, et pour Maghrib des suras séparées et courtes, et dans les autres prières des suras moyennes.

Il est inadmissible de réciter n'importe quel récitation qui n'est pas conforme au mushaf.

Inclinaison

Alors il s'incline tout en faisant Takbir, en soulevant ses mains, et les place sur ses genoux [avec les] doigts étendus séparément, avec son dos droit.

Il dit : “Subhana rabb al-`athim”. Il est obligatoire de le dire une fois. Trois fois est la plus basse quantité optimale. L'imam ne devrait pas le dire plus de dix fois.

Redressement

Il soulève alors sa tête et ses mains, avec l'imam et l'individu dira: “Sami` Allahu li man hamidah,” et après être remonté et s'être redressé il dit: “Rabbana wa lak al-hamd mil' al-samawati wa mil' al-'ardh wa mil' ma shi'ta min shay'in ba`d,” et le suiveur en se levant dit seulement : “Rabbana wa lak al-hamd.”

Après s'être levé de l'inclinaison, il peut placer sa main droite sur la gauche, ou les laisser pendre vers le bas.

Prosternation

Alors il descend en faisant Takbir, se prosternant sur sept membres : ses pieds, puis ses genoux, puis ses mains, puis son front, et alors son nez, (même s'il n'est pas compté comme un sept des membres en question)il détache ses avant-bras de ses flancs, et son abdomen de ses cuisses. Et maintiens une séparation entre ses genoux, ses pieds, avec les orteils en direction de la qibla. Il dit : “Subhana rabb al-`ala”, en suivant ce qui a été dit précédemment concernant le tasbih dans l'inclinaison.

S'asseoir entre les prosternations
Il soulève alors sa tête, en faisant Takbir, et s'assoit avec son pied gauche étendu sous lui tout en soulevant son pied droit ; et dit : "Rabb ighfir li,” et il fait la deuxième prosternation comme la première.

Se lever pour la deuxième rak'a
Il se lève alors, faisant Takbir, se levant en utilisant juste les boules de ses pieds et ne se rassoit pas pendant un moment pour se reposer (jalsat al-istiraha). Si cela lui est facile, il s'aide en mettant ses mains sur ses genoux ; autrement, il s'aide à se relever en posant ses mains sur à terre terre.

Il prie la seconde [rak'a] comme la première, sans Takbir d'ouverture, du `a d'ouverture, ni dire “ `A'uthi billah...” ni reformuler l'intention.

Le premier tashahud
Après exécution de la deuxième rak'a, il s'assied avec son pied gauche étendu et son pied droit levé, et avec ses mains sur ses cuisses. Il resserre l'auriculaire et l'annulaire de sa main droite, et forme un cercle avec son pouce et son majeur, et pointe son index, sans le déplacer, pendant le tashahud. Il laisse étendus les doigts de la main gauche.

Il dit silencieusement : “Al-tahiyyatu lillah wa al-salawatu wa al-tayyibat, al-salamu `alayka ayyuha al-nabi wa rahmatu llahi wa barakatuhu, al-salamu `alayna wa `ala `ibadi llahi al-salihin, ashhadu an la 'ilaha 'ill allah, wa ashhadu anna muhammadan `abduhu wa rasuluhu”.
C'est le premier tashahud.

La salutation Abrahamique
Dans le tashahud qui est suivi d'un taslim, il dit : “Allahumma salli `ala muhammadin wa `ala 'ali muhammadin ka ma salayta `ala 'ali ibrahima innaka hamidun majid, wa barik `ala muhammadin wa `ala 'ali muhammadan ka ma salayta `ala 'ali ibrahima innaka hamidun majid.”

Supplication de Sunna
Il dit alors que“`A'uthu billahi min `athab jahhanama wa `athab al-qabr wa fitnati al-mahya wa al-mamat wa fitnati al-masihi al-dajjal” et peut également faire une invocation quelconque qui a été rapportée.

Le taslim
Il fait alors Taslim sur sa droite, en disant : “Al-salamu `alaykum wa rahmatu llah”, puis sur sa gauche.

Prière en trois ou quatre unitée (rak'a)
S'il est dans une prière en trois ou quatre unitées il se lève faisant Takbir après que le premier tashahud et prie le reste comme le deuxième rak'a en récitant Al-Fatiha sans sura additionnelle, et puis s'assied dans le tashahud final avec son pied gauche sous son tibia droit et son pied droit relevé.

La prière d'une femme
La prière d'une femme est comme celle d'un homme, sauf qu'elle se lie ensemble, et quand elle s'assied elle décale sous elle ses deux jambes légèrement vers la droite (tasdil).

Ce qui est déconseillé, permis, Sunna, ou invalide la prière

Il est déconseillé tout en priant :

1. de se tourner ;
2. de fixer le ciel ;
3. de fermer les yeux ;
4. de s'asseoir sur ses talons
5. d'étendre les avant-bras sur la terre en se prosternant ;
6. de remuer ;
7. de mettre les mains sur les hanches ;
8. de faire craquer ses articulations ;
9. d'entrelacer les doigts ;
10. de retenir une envie d'uriner ;
11. d'être en présence de nourriture désirée ou de désirer de la nourriture ;
12. ou de répéter Al-Fatiha,
13. ne pas rassembler les suras dans une (prière) obligatoire, comme on le fait dans une surérogatoire.

C'est une sunna de repousser quelqu'un qui passe devant soi.

Il est permis de :

1. répétez un aya ;
2. informez son imam d'une erreur ;
3. rajuster un vêtement ;
4. enrouler un turban ;
5. tuez un serpent, un scorpion, ou des poux.

Si l'action devient longue selon l'habitude, sans être essentielle, et sans séparation entre eux, alors la prière devient invalide même si c'est par oubli.

Il est permis de réciter de l'extrémité des suras et depuis leur milieu.

Si il manque quelque chose, un homme indique « Subhan Allah, » et une femme tape l'intérieur d'une main sur l'extérieur de l'autre.

Il crache sur le côté gauche en priant si il a à le faire, ou dans son vêtement quand il est à l'intérieur d'une mosquée.

C'est une sunna pour prier de faire face à un sutra (obstacle) vertical. Si on ne trouve pas un poteau, alors vers une ligne en forme de croissant.

La prière devient invalide si un chien sauvage noir passe devant, mais pas une femme, ni un âne.

Il peut chercher la protection à un aya contenant des menaces, et faire une supplication à un aya qui parle de miséricorde, même dans une prière obligatoire.

Les Parties intégrantes de la prière

Il y a 14 parties intégrantes à la prière. Il s'agit de ce qui est une partie de celle ci, et ne peut pas être omise intentionnellement ou par manque de mémoire. Ils sont :

a. se tenir debout, dans les prières obligatoires pour quelqu'un qui le peut ;
b. le Takbir d'ouverture ;
c. réciter Al-Fatiha ;
d. inclinaison ;
e. se dresser de celle ci ;
f. se prosterner sur les sept membres ;
g. se redresser de cela ;
h. s'asseoir entre les deux prosternations ;
i. devenir immobile dans elles toutes ;
j. le tashahud final
k. et s'asseoir pou le faire ;
l. et prier sur le prophète (qu'Allah le bénissent lui et sa famille et lui accorde la paix) pendant celui ci ;
m. suivre cet ordre ;
n. Le Taslim


Actions obligatoires de prière

Elle comprend huit actions obligatoires :
a. le Takbir autre que celui d'ouverture;
b. dire “Sami` Allahu li man hamudah”
c. dire “Rabanna wa lak al-hamd”;
d. dire « Subhan Allah » dans l'inclinaison
e. et le disant dans la prosternation,
f. la demande de pardon (istighfar)

Note : elle est obligatoire une seule fois, et un sunna les trois autres fois

g. le premier tashahud,
h. s'asseoir pout le faire
Les Sunan et ce qui annule la prière

Toutes les autres actions sont des sunnan.

La prière d'une personne est nulle s'il :

1. omet une condition sans excuse, excepté l'intention, puisqu'elle n'est annulée dans aucune circonstance,
2. ou omet intentionnellement une action qui est partie intégrante ou obligatoire
--contraire au reste.

Tout autrement sont sunan verbales et des sunan réelles. La prosternation d'oubli n'est pas légiférée pour leur omission, et il n'y a aucun mal s'il se prosterne quand même.

Ceci, est basés sur une traduction de et de quelques notes de Zad Al-Mustaqni` et quelques éléments de Al-Raudh Al-Murbi`. J'ai enlevé quelques petites choses, fondues le commentaire avec le texte de base, et changées l'ordre de quelques sections.

Chaykh Musa Furber al Hanbali


Conditions (Shurut) de la prière

Les conditions principales de la prière sont cinq :

(1) pureté rituelle (taharah) par l'ablution (wudu') ou le bain (ghusl) ;
(2) déterminer l'entrée du temps avec certitude ou confiance par l'estimation ;
(3) faire face à la direction de prière (qiblah) ;
(4) couvrir les parties honteuses ('awrah) en portant une barrière qui cache leur couleur ; et
(5) ôter les impuretés (najasah) de son corps, de ses vêtements, et de l'endroit.

Parties intégrantes (Arkan) de la prière

Les parties intégrantes de la prière sont treize :

(1) se tenir debout si capable pour (2)-(4) ;
(2) dire Allahu akbar ;
(3) mettre l'intention en disant le Allahu akbar ;
(4) réciter la Fatihah ;
(5) inclinaison (`ruku) avec une pause;
(6) se redresser avec une pause ;
(7) se prosterner (sujud) deux fois avec des poses;
(8) se rasseoir entre les prosternations avec une pause ;
(9) la dernière station assise pour (10) (12) ;
(10) réciter les salutations (tahiyyat) ;
(11) prier pour le prophète (la faveur d'Allah et le saluent) ;
(12) dire le Salam ; et
(13) respecter l'ordre.

Ce qui invalide (Mubtilat) la prière

Les principales causes qui invalident la prière sont trois :

(1) parler ;
(2) mouvement supplémentaire ; et
(3) ingestion.

Ce qui suit invalide également la prière :

- l'exposition de ses parties honteuses ;
- l'occurrence d'impureté ; et
- précéder ou traîner derrière l'imam pour deux parties intégrantes physiques sans excuse.



Les conditions de validité de la prière

Vingt-sept conditions sont requises pour que la prière soit valide :

1- Il faut que l'orant soit exempt de tout ce qui fait perdre l'ablution (tel que gaz, règles, pertes de sang, etc).
2- Que son corps, ses vêtements et le lieu de sa prière, c'est-à-dire l'emplacement des pieds, des mains, des genoux et du front soient purs de toute impureté non tolérée.
3- Que les parties du corps à cacher soient couvertes, (le fait de voir son corps par l'entrebaillement de l'encolure ou par le bas de son habit n'invalide pas la prière).
4- Qu'il soit face à la qibla : les Mecquois qui voient la Ka'ba doivent se placer dans l'axe exact de celle-ci. Quant à ceux qui ne peuvent la voir, ils doivent se placer dans sa direction, qu'ils soient ou non Mecquois.
5- Que la prière soit entrée dans son temps.
6- Qu'il soit certain d'être dans le temps.
7- Qu'il fasse l'intention d'entrer en prière.
8- Qu'il prononce la tahrîma ("Dieu est le plus Grand") immédiatement après avoir formulé l'intention (litt : sans séparation, bila fâsil).
9- Qu'il la prononce debout avant de se baisser pour l'inclinaison (rukû'). 10-Qu'il ne retarde pas l'intention (d'entrée en prière) après la tahrîma.
11- Qu'il la prononce de manière à s'entendre lui-même.
12- Qu'il formule l'intention de suivre l'imâm pour celui qui prie derrière lui.
13- Qu'il précise [et sache distinguer] les prière obligatoires (fard) de celles qui ont un moindre degré d'obligation (wâjib) ; mais il ne lui est pas nécessaire de préciser les surérogatoires.
14- Qu'il observe la station debout (wuqûf) [pour les prières obligatoires], mais non pour les surérogatoires.
15- Qu'il lise du Coran, ne serait-ce qu'un verset, dans deux des rak`a de la prière obligatoire, ainsi que dans toutes celles des prières surérogatoires et du witr ; aucun verset spécifique n'est exigé pour la validité de la prière.
16- S'il prie derrière un imâm, qu'il ne lise pas derrière lui, mais qu'il écoute et qu'il lui prête toute son attention ; lire derrière l'imâm est fortement déconseillé.
17- Qu'il fasse l'inclinaison et
18- la prosternation sur une surface suffisante pour son corps, et sur laquelle le front peut reposer sans en bouger, fût-ce en se prosternant sur ses propres mains ou sur un pan de son habit, à condition que l'endroit où il se prosterne soit pur.
19- Qu'il fasse la prosternation sur les parties rigides du front et du nez; on ne peut se prosterner sur le nez uniquement sauf en cas d'excuse.
20- II ne faut pas que l'endroit sur lequel il se prosterne dépasse d'une demi-coudée de hauteur l'endroit où sont posés les pieds, sinon la prosternation n'est pas valable, sauf dans le cas où la foule est si nombreuse qu'il lui est permis de se prosterner sur le dos de la personne prosternée devant lui [à condition que celle-ci se prosterne la tête au sol].
21- Il lui faut poser les mains et les genoux [à terre] pendant la prosternation,
22- et faire reposer au moins une partie des doigts de pieds au sol ; il ne lui suffit pas d'y poser le bout du pied.
23- Il faut qu'il fasse l'inclinaison avant la prosternation,
24- et qu'il revienne après la prosternation en position assise.
25- Puis qu'il refasse une prosternation,
26- et qu'il demeure durant la dernière station assise le temps de réciter la profession de foi.
27- Il doit accomplir ce pilier [en fin de prière] après les autres obligations.
28- Faire la prière à l'état de veille.
29- Savoir comment faire la prière, de façon à y distinguer les rites obligatoires (fard) de ceux qui sont simplement recommandés (sunna),
30- et enfin être conscient que la prière que l'on accomplit est une prière obligatoire, de façon à ne pas la prier comme s'il s'agissait d'une surérogatoire.



Les piliers de la prière

[De toutes les conditions qui viennent d'être citées], celles qui constituent les piliers de la prière sont au nombre de quatre :

1- La station debout.
2- La lecture du Coran.
3- L'inclinaison.
4- La prosternation.

Certains y ajoutent la dernière station assise d'une durée équivalente au temps de lire la profession de foi.

Les autres conditions de validité se divisent en deux - Soit des conditions de validité pour entamer la prière. - Soit des conditions qui permettent de l'accomplir.

Il est permis de prier sur de la feutrine [d'une certaine épaisseur] dont l'envers est impur, à condition que la partie supérieure soit pure ; ainsi que sur un habit pur dont la doublure est impure à condition qu'elle ne fasse pas corps avec le vêtement [c'est-à-dire qu'elle ne lui soit cousue que partiellement] ; ainsi que sur un pan de vêtement pur même si l'autre pan impur suit les mouvements de celui qui est en prière.

Si le fidèle laisse traîner le pan de son turban impur au sol [comme cela arrive dans certains pays], et que ce pan soit porteur d'une impureté, la prière reste valable tant que cette partie ne suit pas les mouvements du fidèle en prière ; par contre, si elle se met à suivre les mouvements de la prière, celle-ci n'est alors plus valable.

Celui qui ne dispose pas de quoi nettoyer une impureté, prie sans la nettoyer, et sans qu'il lui soit nécessaire de recommencer sa prière.


Se couvrir les parties à cacher

Celui qui ne dispose pas de quoi se couvrir pourra prier nu sans avoir à recommencer la prière ; mais s'il trouve de quoi se couvrir, fût-ce de la soie, des feuilles ou de la boue, il ne lui est pas permis de prier nu, même s'il doit se couvrir en empruntant ces choses sans les demander à leur propriétaire ; toutefois, si moins du quart de l'habit était pur, il aurait le choix entre prier nu ou couvert, sachant que la prière dans un habit impur est préférable à une prière en état de nudité ; et s'il trouve de quoi cacher partiellement ses parties intimes, il devra l'utiliser pour se couvrir avant tout le sexe et l'anus et s'il ne peut en couvrir que l'un des deux, il couvrira le sexe suivant les uns et l'anus suivant les autres. Il est conseillé à celui qui est nu de prier assis, en faisant uniquement des mouvements de tête (îmâ ), les pieds tendus en direction de la qibla; mais s'il prie debout en faisant des mouvements de tête ou en s'inclinant et en se prosternant, la prière reste valable.


Les parties intimes


La partie à couvrir, en ce qui concerne :

- Les hommes, est comprise entre le nombril et les genoux [compris].
L'esclave [femme] y ajoutera le dos et le ventre.
- La femme libre ce sont toutes les parties de son corps qui sont à couvrir ; toutefois le visage, les mains et les pieds ne sont pas considérés comme 'awra

Se découvrir le quart d'un des membres appartenant aux parties intimes ('awra) [tel que le sexe, l'anus, la partie du ventre située en dessous du nombril, etc] annule la prière. Si plusieurs de ces membres sont partiellement découverts, et que l'ensemble des parties découvertes représente le quart du plus petit des membres découverts, la prière est annulée, mais si l'ensemble n'atteint pas le quart, la prière reste valable.


Faire face à la qibla

Si une personne est dans l'impossibilité de faire face à la qibla à la suite d'une maladie ou parce qu'elle est dans l'impossibilité de descendre de sa monture, car elle craint un ennemi, sa qibla devient alors la direction dans laquelle il lui est possible de se tourner sans danger.

Celui qui ignore la direction de la qibla et ne possède aucune indication de sa direction fait un effort de réflexion pour en déterminer la direction et il n'aura pas à la recommencer s'il s'est trompé de direction. Si, en cours de prière, il vient à apprendre la bonne direction, il n'aura qu'à se tourner vers celle-ci tout en continuant sa prière ; si une personne, qui n'a pas fait d'effort de réflexion, apprend après la prière que la direction qu'il a prise est la bonne, sa prière reste valable, mais s'il apprend que sa direction est la bonne en cours de prière, sa prière est invalidée ; si après un effort de réflexion, différentes personnes d'un groupe prenaient plusieurs directions différentes, en ignorant la direction prise par leur imâm, leur prière serait valable.


Les obligations mineures (wâjibât) de la prière

Elles sont au nombre de dix-huit :
1- Lire la Fâtiha [en son intégralité].
2- Ajouter une sourate ou trois versets dans deux des rak'a [pas nécessairement les deux premières] des prières obligatoires et dans toutes les rak'a des prières surérogatoires et du witr.
3- Lire obligatoirement du Coran dans les deux premières rak`a.
4- Lire la Fâtiha avant la sourate.
5- Mettre le nez et le front dans la prosternation.
6- Ne pas négliger la deuxième prosternation dans toutes les rak`a avant de se relever pour une nouvelle rak'a
7- Accomplir les diverses stations de la prière sans précipitation (itmi'nân).
8- La première station assise.
9- La lecture de la profession de foi pendant cette première station.
10- La lecture de la profession de foi dans la dernière station assise.
11- Se relever pour accomplir la troisième rak`a sans marquer de temps d'arrêt après la profession de foi.
12- La prononciation du mot "paix" dans "la paix soit sur vous" de la salutation finale, les mots "sur vous" n'étant pas classés dans les obligations.
13- L'invocation (qunût) à faire pendant la prière du witr.
14- Prononcer [plusieurs fois supplémentaires] la formule "Dieu est le plus grand" lors des prières des (deux) fêtes ('Id).
15- Ainsi qu'au commencement de toute prière.
16- Prononcer la formule "Dieu est le plus Grand" avant de s'incliner au cours de la deuxième rak`a de la prière des fêtes.
17- Lire à voix haute pour l'imâm les prières du fajr, les deux premières rak`a du maghreb et du 'ishâ, la prière du vendredi, les prières des fêtes et des tarâwîh, ainsi que le witr pendant le mois de Ramadân.
18- Lire à voix basse la prière du dhuhr et celle du `asr ainsi que les rak`a postérieures au deux premières rak`a du maghreb et du 'ishâ et les prières surérogatoires diurnes. Celui qui prie seul a le choix entre lire à voix haute ou à voix basse les prières telles que le maghreb, le fajr ou le ishâ; il en va de même pour les prières surérogatoires nocturnes.

Si le fidèle omet la lecture d'une sourate dans les deux premières rak`a du 'ishâ, il peut la lire dans les deux dernières avec la Fâtiha à voix haute; mais s'il omet la Fâtiha [dans les deux premières], il ne la reportera pas dans les deux dernières rak`a.

Les sunna de la prière

Elles sont au nombre de cinquante et une :

1- Lever les mains lors de l'entrée en prière à la hauteur des oreilles pour l'homme et la femme esclave et à la hauteur des épaules pour la femme libre.
2- Ecarter les doigts.
3- Prononcer le takbîr en même temps que l'imâm.
4- Mettre la main droite sur la main gauche en dessous du nombril pour
l'homme, en posant la paume de la main droite sur la main gauche et en entourant le poignet gauche de l'auriculaire et du pouce droits.
5- La femme doit placer les mains à hauteur de la poitrine sans que ses avant-bras ne fassent un coude.
6- Prononcer [à voix basse] l'invocation qui introduit la prière.
7- Puis réciter la formule de protection (ta'awwudh) obligatoire avant chaque lecture de Coran.
8- Prononcer la " basmala" ("au Nom de Dieu le Clément, le
Miséricordieux") au début de chaque rara.
9- Prononcer le mot "âmîn" après la Fatiha.
10- Prononcer la formule "c'est à Toi notre Seigneur que revient la louange" (tahmîd) [en se relevant de l'inclinaison].
11- La prononcer à voix basse.
12- Se tenir droit en prononçant la formule d'entrée en prière sans baisser la tête.
13- Prononcer à voix haute pour l'imâm "Dieu est le plus Grand".
14- Ainsi que la formule "Dieu entend celui qui Le glorifie".
15- Ecarter les pieds en station debout d'une distance de quatre doigts.
16- Il convient que la sourate lue après la Fâtiha figure parmi les longues sourates (1) du Coran pour la prière du fajr et du dhuhr, parmi les sourates moyennes (2) pour la prière du 'asr et du ishâ et parmi les courtes sourates pour la prière du maghreb (3), s'il est sédentaire ; mais il lira les sourates de son choix s'il est en voyage.
17- Il est également de sunna de prolonger la première rak`a du fajr,
18- de prononcer le takbîr avant de s'incliner,
19- ainsi que de répéter trois fois "Gloire à mon Seigneur le Sublime" (tasbîh) [au cours de l'inclinaison].
20- Attraper les genoux avec les mains,
21- en écartant les doigts, mais la femme ne les écarte pas.
22- Tendre les jambes et
23- tendre le dos à l'horizontale
24- de façon à avoir la tête dans le prolongement du bassin.
25- Se relever de l'inclinaison et
26- revenu debout, marquer un temps d'arrêt.
27- Poser [dans l'ordre] les genoux puis les mains puis le front en se prosternant et
28- faire l'inverse en se relevant.
29- Prononcer la formule "Dieu est le plus Grand" en se prosternant,
30- ainsi qu'en se relevant.
31- Que la prosternation se fasse [la tête] entre les mains.
32- Prononcer trois fois "Gloire à mon Seigneur le Très-Haut" [en prosternation].
33- Ecarter, pour les hommes, le ventre des cuisses, les coudes des côtés et les avant-bras du sol.
34- La femme, elle, doit se ramasser sur elle-même et coller le ventre aux cuisses.
35- Se relever et
36- s'asseoir entre deux prosternations.
37- Poser les mains sur les cuisses entre deux prosternations comme on le fait quand on est assis en récitant la profession de foi.
38- Mettre le pied gauche couché [sous le siège] et le pied droit debout.
39- Se déhancher pour la femme en position assise.
40- Lever l'index en récitant la profession de foi lors de la négation [lâ ilâha, il n'est de Dieu] et le baisser lors de l'affirmation [illa Allâh, que Dieu].
41- Lire la Fâti ha dans les rak'a consécutives aux deux premières.
42- La récitation de la prière sur le Prophète lors la dernière station assise.
43- Faire des invocations, qui ressemblent au texte coranique ou à la sunna [pour ce qui est de l'élégance du style], sans employer d'expressions usuelles et vulgaires.
44- Se tourner à droite puis à gauche pour les salutations finales.
45- Avoir l'intention pour l'imâm de saluer les hommes en prière avec lui [cela n'exclut pas les femmes ni les enfants] ainsi que les anges gardiens et les pieux d'entre les génies (djinns).
46- Avoir l'intention, pour celui qui est en prière de saluer son imâm, les fidèles qui prient avec lui ainsi que les pieux d'entre les génies.
47- Saluer uniquement les anges pour celui qui prie seul.
48- Prononcer la deuxième salutation en baissant la voix [par rapport à la première].
49- Prononcer les salutations [presque] en même temps que l'imâm.
50- Commencer par la droite.
51- Attendre, pour ceux qui sont arrivés en retard à la prière, que l'imâm ait terminé la sienne [avant de se lever pour compléter ce qui leur manque].



(1) Al-Tiwâl al-Mufassal : la partie comprise entre la sourate " al-Hujurât " (" Les apartements ") et la sourate " " (" Les tours zodiacales ").
(2) Awsât al-Mufassal : la partie comprise entre la sourate " al-Burûj" et la sourate "Lam yakun ".
(3) Qisâr al-Mufassal : de "Lam yakun" à la fin du Coran.



Les convenances (adâb) à respecter en prière


1- Faire sortir les mains des manches pour les hommes.
2- Regarder, lorsqu'on est debout, l'endroit où l'on va se prosterner, ses pieds lorsqu'on est incliné, le bout de son nez lorsqu'on est prosterné, son giron lorsqu'on est assis et ses épaules lorsqu'on salue [pour quitter la prière].
3- Se retenir de tousser dans la mesure du possible.
4- Se retenir de bâiller.
5- Se lever lorsque l'on entend le muezzin dire "Accourez au bien" [au cours de l'iqâma] et commencer la prière, pour l'imâm, lorsqu'il entend le muezzin dire "La prière est déjà commencée."


Comment accomplir la prière

Lorsqu'un homme désire commencer sa prière, il sort les mains de ses manches, puis il les lève à hauteur des oreilles et prononce "Dieu est le plus Grand" sans allonger la lettre (A) du nom Allâh tout en faisant l'intention [d'accomplir cette prière] ; il est possible de commencer par toute mention de Dieu adressée à Lui exclusivement telle que "Gloire à Dieu", comme il est possible de la faire dans une langue étrangère [à l'arabe] s'il ignore cette langue, sinon non ; pas plus qu'il ne pourrait faire la lecture [du Coran] en langue étrangère s'il connaît l'arabe; puis après avoir prononcé la tahrîma, il place sans attendre la main droite sur la main gauche sous le nombril, et il introduit la prière par cette invocation : "Gloire à Toi, ô mon Dieu et par Ta Louange, béni soit Ton Nom et exaltée Ta Grandeur, il n'est de Dieu que Toi." Tout fidèle en prière commence par cette invocation qu'il soit imâm, ou derrière un imâm ou encore seul. Ensuite [l'imâm ou celui qui prie isolément] lit à voix basse: "Je demande à Dieu de me préserver du diable maudit", mais non pas celui qui prie derrière l'imâm (muqtadî). Celui qui est arrivé en retard (masbûq) devra prononcer cette formule [en rattrapant ce qu'il a manqué] ; lors des prières des fêtes, il prononce cette formule après les takbîr [qui introduisent] la prière. Puis il prononce "au Nom de Dieu le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux" à voix basse ainsi qu'au début de chaque rak`a avant la Fâtiha seulement [mais non avant la sourate] ; puis il lit la Fâtiha et l'imâm, imité en cela par ceux qui le suivent, dit " âmîn" à voix basse, puis il lit une sourate ou trois versets du Coran et dit ensuite "Dieu est le plus Grand" en s'inclinant sans se précipiter et en prenant soin d'aligner la tête dans le prolongement du bassin. Il place alors ses mains sur les genoux, les doigts écartés et prononce trois fois au minimum "Gloire à mon Seigneur le Magnifique (ou : le Sublime)". Puis il se relève sans précipitation en disant : "Dieu entend celui qui Le loue, notre Seigneur, c'est à Toi que revient la louange", qu'il soit imâm ou qu'il prie seul ; celui qui suit l'imâm se contente, lui, de dire : "Notre Seigneur, c'est à Toi que revient
la louange". Puis il prononce à nouveau la formule : "Dieu est le plus Grand" en se baissant sans précipitation pour se prosterner et pose ses genoux puis ses mains au sol, et enfin son front et son nez qu'il place entre ses mains et prononce au minimum trois fois : "Gloire à mon Seigneur le Très-Haut". Il écarte [en cours de prosternation] les cuisses du ventre et les bras des aisselles, sauf s'il y a foule [pour ne pas gêner ses voisins]. Il dirige les doigts de ses mains et de ses pieds en direction de la qibla. La femme, quant à elle, se ramasse sur elle-même, en collant le ventre aux cuisses. Il faut ensuite s'asseoir entre les deux prosternations en marquant un temps d'arrêt, les mains posées sur les cuisses, puis le fidèle prononce un takbîr en se prosternant une seconde fois sans précipitation et en disant trois fois [en prosternation] : "Gloire à mon Seigneur le Très-Haut" en écartant les cuisses du ventre et les bras des aisselles, puis il relèvera la tête en prononçant le takbîr pour se relever sans s'aider de ses mains, ni s'asseoir ; la deuxième rak'a est identique à la première, sauf que l'on ne répète pas l'invocation qui introduit la prière, ni la formule où l'on demande d'être préservé de Satan.
Il est sunna de lever les mains [uniquement] au début de chaque prière, et également pour faire l'invocation de la prière du witr, les takbîr supplémentaires des prières des fêtes, lorsque l'on voit la Ka'ba pour la première fois, lorsque l'on fait le geste d'embrasser la pierre noire, lorsqu'on se trouve debout devant Safa et Marwa, lors des stations de 'Arafât et de Muzdalifa, lors de la lapidation de la première et la deuxième stelle, et en prononçant les formules de glorifications consécutives aux prières [en faisant des invocations].
Lorsque le fidèle a accompli les deux prosternations de la deuxième rak`a, il couche son pied gauche [sous son siège] et s'assoit dessus et il met son pied droit debout, les orteils en direction de la qibla ; puis il pose les mains sur les cuisses, en tendant ses doigts ; quant à la femme, elle se déhanche (tawarruk) en s'asseyant; il faut ensuite lire l'attestation de foi transmise par Ibn Mas'ûd — que Dieu soit satisfait de lui — en pointant l'index que le fidèle lève lors de la négation et abaisse lors de la confirmation ; il ne faut rien ajouter à l'attestation de foi dans la première station assise, attestation dont voici le texte : "Les salutations reviennent à Dieu ainsi que les prières et toutes choses agréables, que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la Miséricorde et les Bénédictions de Dieu. Que le salut et la paix soient sur nous ainsi que sur tous les vertueux serviteurs de Dieu. J'atteste qu'il n'est d'autre dieu que Dieu, Seul et sans associé, et j'atteste que Muhammad est le serviteur et l'Envoyé de Dieu"; il est également de sunna de lire la Fâtiha dans les rak'a consécutives aux deux premières et de s'asseoir ensuite pour réciter l'attestation de foi et les salutations sur le Prophète, suivies d'invocations similaires [dans l'expression] au Coran ou à la Sunna, et de saluer enfin sur sa droite puis sur gauche en disant : "La paix soit sur vous ainsi que la Miséricorde de Dieu" avec l'intention de saluer ceux qui nous entourent comme nous l'avons vu précédemment.



L'école Malikite

Par Abou Ismael.



Les conditions à réunir pour accomplir la salât :


1.Etre pubère, c'est-à-dire que la prière n'est pas obligatoire pour un enfant. On leur demande de pratiquer à partir de 7 ans, on leur impose à partir de 10 ans.

2.Etre doté de raison, c'est-à-dire que pour les fous, la prière n'est pas obligatoire, même s'il venait à prier sa prière ne serait pas acceptée.
3.Que la prière soit entrée dans son temps

4.Chez la femme, respecter l'absence d'écoulement sanguin, lors de menstruations ou de locchies.

5.La présence d'eau pour faire les ablutions, ou à la rigueur la présence de sa'id, de pierre ou autres pour faire le tayyamum, s'il n'y a pas d'eau.


Conditions préalables à respecter pour l'accomplissement de la prière:


1. Etre musulman.

2.S'être purifié des deux impuretés:
¨La souillure majeure levée par les grandes ablutions (Ghossal)
¨et la souillure mineure levée par les petites ablutions (Woudou).

3.La purification du corps, des vêtements et des lieux dans lesquels on prie.

4.Etre entré dans le temps de la prière.

5.Etre dirigé vers la qibla (la Ka'aba)

-dans un premier temps, il est demandé au croyant de trouver la qibla en se basant sur la direction du mihrab (niche) de la mosquée, une boussole ou le soleil.
-s'il ne peut pas, qu'il demande alors aux gens
-s'il ne peut pas, à ce moment là, il fait l'ijtihad, l'effort de supposer une qibla et il commence sa prière. Si par la suite, il se rend compte qu'il s'était trompé, sa prière est valable et il n'a pas à la refaire, parce qu'il a fait l'effort de trouver la qibla .
-Mais il y a celui qui ne fait pas l'effort pour trouver sa direction, et qui accomplit sa prière et qui se rend compte par la suite qu'il s'est trompé de direction alors dans ce cas seulement, il doit absolument refaire sa prière, sinon elle n'est pas acceptée.

Quand on parle d'erreur de direction de qibla, c'est :
-soit tourner le dos à la qibla
-soit être en angle droit par rapport à la qibla.

Le respect de la direction de la qibla est une condition à respecter pour les prières obligatoires mais pas pour les prières surérogatoires.

Dans un cas extrème où le fidèle ne peut vraiment pas respecter la direction de la qibla, comme celui qui serait passager en avion, alors il lui est permis de prier une prière obligatoire dans le sens du déplacement de son véhicule.

6.Cacher sa nudité,
On distingue :
-la nudité profonde : si cette partie du corps se découvre pendant la prière alors la salate est invalide et à refaire.
-la nudité superficielle : si cette partie du corps se découvre pendant la prière alors la salate est valide mais diminuée en valeur.
Cette condition diffère entre l'homme et la femme :
-Pour les hommes :
-la nudité profonde correspond aux parties intimes
-la nudité superficielle correspond à la partie du corps comprise du nombril aux genoux.
-Pour les femmes :
-la nudité profonde correspond à la partie du corps comprise du nombril aux genoux
-la nudité superficielle correspond à tout le corps sauf le visage et les mains (donc les pieds aussi sont à cacher par une robe ou des chaussettes)


Les actes obligatoires de la prière


Si vous voulez retenir la suite, nous vous proposons de vous souvenir de la méthode suivante: “Dans la prière :
-tous les actes sont obligatoires sauf le fait de lever les mains lors de la prononciation du 1er takbir, la première assise du tachahoud et le mouvement de la tête pendant le salam.
-aucune parole n'est obligatoire sauf le 1er takbir, la fatiha et le 1er salam”

Nous rappelons que le non-respect d'un seul de ces actes entraine l'annulation de la prière.

Il y a quatorze actes obligatoires dans la prière.

1- L'intention (an-nia)

2- Le premier takbir d'introduction, le premier « Allaho Akbar » (takbiratal ihram)

3- Être debout pour ce premier takbir (al-qiyamou laha)

4- La lecture de la Fatiha (qira-atal-fatiha)

5- Être debout pour lire la Fatiha (wal qiyamou laha)

6- L'inclinaison (ar-roukou')

7- Le retour de l'inclinaison (ar-raf' minhou)

8- La prosternation (as-soujoud)

9- Le retour de la prosternation (ar-raf' minhou)

10- La deuxième assise (al-joulouss a thani)

11- La première salutation (as-salam)

12- La quiétude, qui consiste à se poser dans l'accomplissement de chacun des actes de la prière (at-tamanîna)

13- La complétude, qui consiste à accomplir complètement chaque acte qui nous est demandé dans la prière (al-y'tidal)

14- Le respect de l'ordre dans lequel on doit accomplir chacun des actes de la prière (tartib al-ada),

15-L'intention de l'iqtida si on prie derrière un imam
Nous allons développer chacun de ces points:

A-L'intention (an-nia)

1.L'intention est obligatoire au moment du takbir, ou avant celui-ci, mais elle ne doit pas être faite après .

2.On ne doit pas laisser trop de temps entre l'intention et le takbir.

3.Il faut citer dans son cœur le nom de la prière obligatoire que l'on va effectuer, et à la rigueur, le nombre de rakaats.

4.Pour les prières surérogatoires, il est inutile de citer dans son intention le nom de cette prière, ni le nombre de rakaats.

5.Toute personne qui prie derrière un imam, doit faire l'intention de prier derrière l'imam: cela s'appelle “nyatal iqtida”.

6.L'intention se fait uniquement dans son cœur, sans murmure sauf pour les personnes qui sont sujettes au doute, le« weswes » et qui ont besoin de s'écouter. Dans ce cas, l'intention peut se murmurer.

B-Le premier takbir d'introduction de la prière, le premier « Allaho Akbar »

1.Il faut dire : « Allaho Akbar »

2.Le prononcer en langue arabe

3.Être dirigé vers la qibla

4.Être debout

5.Le faire après l'entrée du temps de la prière

6.Si c'est un fidèle qui prie derrière un Imam, il faut qu'il dise son takbir après celui de l'Imam.

7.Si une personne ne peut pas prononcer le takbir, à cause d'une maladie ou est dans l'obligation de rester silencieux, elle peut faire le takbir avec son intention.

8.Il est méritoire de lever les mains au moment de la prononciation du premier takbir, mais ne pas les lever pour les autres takbirs.

9.On lève les mains au niveau des épaules.

10.Il est méritoire de dire ce takbir en élevant la voix, pas trop fort, juste pour s'entendre soi-même

11. Ce qui est obligatoire, c'est d'ouvrir la bouche et de remuer la langue au moment de prononcer le takbir.

C-Être debout pour ce premier takbir (al-qiyamoulaha)

¨Il faut être debout au moment du takbir (sauf pour celui qui en n'a pas la capacité)

¨Si la personne fait le takbir assis ou en train de se lever, sans raison valable, sa prière sera annulée.

D-La lecture de la Fatiha (qéra-at al-fatiha)

1.Juste après le 1er takir, on n'a pas à faire de do'a particulière, c'est-à-dire que le takbir est immédiatement suivi par “el hamdou lillahi rabil alamine...”

2.La lecture de la Fatiha est obligatoire.

3.Cette lecture nécessite le mouvement de la langue, aussi bien pour l'imam que pour le fidèle qui est derrière lui: cela ne suffit donc pas de lire la Fatiha dans son cœur.

Ceci est valable aussi bien pour une prière obligatoire, que surérogatoire.

4.Dans le cas d'un fidèle qui prie derrière un imam:
-quand l'imam récite à voix haute, il faut écouter.
-quand l'imam récite à voix basse, le fidèle récite alors aussi la fatiha à voix basse.(acte méritoire)

5.On est dans l'obligation de respecter toute les règles de prononciation de la Fatiha, car celui qui récite la Fatiha ave des erreurs, sa prière est nulle.
Pour celui qui a des difficultés à lire la Fatiha, par exemple un sourd-muet, il est pardonné.

Mais pour celui qui a des difficultés parce qu'il ne connaît pas la Fatiha ou parce qu'il n'est pas arabophone, il est dans l'obligation de se perfectionner dans sa lecture.

6.On n'a pas le droit de la lire dans une autre langue que l'arabe, ni de la traduire, sinon la prière est nulle.

7.Quand on termine la récitation de la sourate al-Fatiha, il est méritoire de dire Amin, à voix basse que l'on prie à voix haute ou à voix basse, que l'on prie seul ou en groupe.

8.Par contre pour l'imam, lors des prières de dohr ou de 'asar, il peut dire amin pour lui-même, mais il ne dit pas amin pour les prières de soubh, Maghreb et de l'icha'a

E-Être debout pour lire la Fatiha (wal qiyamoulaha)

1.Il est obligatoire d'être debout durant la période de la lecture de la Fatiha, sans s'adosser à un mur ou autre chose, sinon ce n'est pas valable (sauf pour la personne malade)

2.Par contre, pour les prières surérogatoires, on peut réciter la Fatiha en station assise ou debout : la récompense est alors diminuée de moitié.

3.Quand on termine la fatiha, on peut s'assoir car là, c'est un acte sunna que de rester debout pour la récitation de la deuxième sourate.

Effectivement, être debout pour la récitation de la sourate suivante, est un acte recommandé, mais pas obligatoire. De même, si on est fatigué, on peut s'adosser à un mur ou à autre chose.

Dans le cas de fatigue extrême, on a le droit de s'asseoir en plein milieu de la récitation de la 2ème sourate, par exemple dans la prière du tarawih, les nuits du ramadan, et ça n'annule pas notre prière.

F-L'inclinaison (ar-roukou)

a-La manière de le faire ?

1.Le minimum du statut d'inclinaison, c'est lorsque la personne se penche jusqu'à ce que ses mains puissent toucher ou se rapprocher de ses genoux. La meilleur position, c'est lorsque le dos et la tête sont perpendiculaires aux jambes.

2.Mettre ses mains sur ses genoux, en écartant les doigts, décoller ses bras du reste du corps, la tête ne doit être ni trop redressée, ni trop rabaissée donc elle doit être au même niveau que le dos et les pieds doivent être éloignésl'un de l'autre.


b-Ce qu'il faut dire et ne pas dire ?

Dans ce roukou, on ne récite ni douas, ni Coran: on prononce uniquement la glorification “Soubhana-Allahi rabbil 'adim wa bi hamdihi” ( 3 fois minimum).

c-Sa durée ?

Il n'y a pas de limite particulière sur la durée de l'inclinaison sauf pour l'imam, lors d'une prière obligatoire, qui ne doit pas trop tarder dans son inclinaison pour ne pas abuser des fidèles qui sont derrière lui.
Pour ce qui est des prières surérogatoires, on peut tarder aussi longtemps qu'on le désire.

G-Le retour de l'inclinaison (ar-rafa minhou)

Il suffit de se redresser jusqu'à la station debout et avoir le dos droit, en position verticale.

H-La prosternation (as-soujoud)

a-Que doit-on poser au sol ?

1.Quand on se prosterne, on pose d'abord les mains puis les genoux.

2.On pose la tête entre les mains. Au final, les mains doivent être proches des oreilles, avec les doigts dirigés vers la qibla et les coudes qui ne touchent pas le sol.

3.La prosternation se fait sur sept organes :
-Le visage
-Les deux mains
-Les deux genoux
-Les deux pieds

4.En ce qui concerne le visage: la prosternation doit se faire sur une partie du front et le nez aussi doit toucher le sol.

5. Les orteils doivent être pliés avec les pointes des pieds orientées vers la qibla.

b-Sa durée ?

Le temps minimum qu'on doit respecter dans le soujoud, c'est d'avoir son nez et son front qui touche le sol avec une certaine quiétude puis tenir cette pose et ensuite se relever.

c-Comment placer le reste du corps ?

1.Dans le cas de l'homme: il doit éloigner les cuisses du ventre et les bras du corps en écartant les coudes, sans les poser au sol.

2.Mais par contre, pour la femme, c'est le contraire, elle doit rassembler ses membres en se recroquevillant: ses cuisses doivent être proches du ventre et les bras proches du corps.

d- Ce qu'il faut dire et ne pas dire ?
Dans cette station, on récite trois fois la do'a : « Subhâna rabbiya-l-a'lâ » (Pureté à mon Seigneur le plus haut), ensuite on peut faire les do'as que l'on veut, mais on ne récite pas de Coran.

I-Le retour de la prosternation (ar-raf' minhou)

1.Il faut quitter le sol et se mettre dans une station assise en posant les mains près des genoux

2.Il faut respecter un temps de pause dans cette position assise avant de pouvoir faire une deuxième prosternation.

3.Si après la 2ème prosternation, on doit se relever, il faut alors décoller les genoux du sol avant les mains.

J-La deuxième assise (a-djoulouse a-thani)

L'assise obligatoire correspond uniquement au temps d'assise nécessaire pour prononcer le salam final.

K-La première salutation (as-salam al awal)

1. Ce qui est obligatoire, c'est le 1er salam pour pouvoir sortir de la prière, à partir de là, on considère que la prière est terminée.

2.Ce qui est obligatoire dans la salutation, c'est la prononciation du mot asalam, je précise qu'il faut dire “a salam” et non pas “salam” : le “a” est obligatoire.

4.Il est méritoire de dire la phrase dans la totalité « As-salamo 'aleikoum » .

5.Elle doit être dit obligatoirement en arabe.

6.Elle doit être prononcée avec la langue, sauf dans le cas d'une personne qui ne peut pas prononcer pour cause de maladie... dans ce cas elle dit le salam avec son intention.

7.Pour l'imam: il ne fait qu'un seul salam en tournant son visage du côté droit.

8.Pour les fidèles derrière l'imam: ils feront 3 salam:
- le premier salam vers la droite qui est la salutation finale pour clôturer la prière.
-le deuxième salam, qu'ils font devant eux pour rendre le salam à l'imam.
-le troisième salam, vers la gauche, ne se fait que s'il y a un fidèle à gauche. Ce salam a un statut d'acte sunna recommandée. S'il n'y personne à gauche, le fidèle n'a pas à faire de salam à gauche.

7. Un seul salam suffit pour quitter la prière donc quand le fidèle fait une prière surérogatoire et que retentit l'iqama pour la prière obligatoire, on peut quitter cette prière surérogatoire en faisant juste un mouvement de la tête vers la droite en prononçant le mot salam.

L- La quiétude, qui consiste à se poser dans l'accomplissement de chacun des actes de la prière (at-tamanîna)

C'est la quiétude que l'on doit respecter dans la prière: elle consiste à respecter un temps de pause pour chacun des mouvements de la prière.

M-La complétude, qui consiste à accomplir complètement chaque acte qui nous est demandé dans la prière (al-y'tidal)

Accomplir complètement chaque acte, en le faisant du mieux possible, et en les séparant les uns des autres.

N-Le respect de l'ordre dans lequel on doit accomplir chacun des actes de la prière (tartib al-ada),

Le respect de l'ordre de chacun de ces actes: faire l'intention avant le premier takbir, le takbir qui doit être suivie de la Fatiha ....
On peut pas faire un acte avant un autre.

O-L'intention de l'iqtida derrière l'imam

Cette obligation ne s'impose que si on prie derrière un imam : l'intention de suivre l'imam.


Les actes prophétiques (sounnas) dans la prière



Il y a deux types de sounnas dans la prière :
- Les actes recommandés
- Les actes méritoires

A-Les actes recommandés :

Nous précisons que ces actes ont une valeur semi-obligatoire dans le sens où leur non application constitue une faute, mais la prière reste valide.

1-L'appel de la prière: al Adan wal iqama

2- La prière en groupe.

3- Lire un verset ou une partie d'un verset dans la sourate qui suit la Fatiha.

4- Etre debout quand on lit ce verset ou la sourate qui suit la Fatiha.

5- Lire à voix basse dans les prières de jour (salât dohor et 'asar) sauf pour Jouma'a qui est à voix haute. Et lire à voix basse dans la dernière rakaat du Maghreb et les deux dernières rakaats de l'icha'a.

Il y a deux niveaux extrèmes de tonalité et la lecture à voix basse se situe entre les 2 :
-le minimum consiste à remuer sa langue dan

Publié dans 02. La Prière (Salat)

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